Jean Dion - Le Devoir

La diffusion du Foot US à la télé ou sur le net, les plus belles photos de la saison, vos coups de patte sur photoshop... (accès réservé aux membres)

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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » ven. juil. 31, 2015 2:37

Aucune idée. Je sais qu'il y a un certain momentum, mais, et un gros, la chute du Dollar canadien. ces dernières années jusqu'il y a environ un an, il était à parité avec le US dollar, il vaut maintenant environ 77 cents. Donc pour chaque salaire de joueurs et autres dépenses s'y rattachant, ils devront aller chercher $1.23 qlq part... Et c'est aussi un aspect qui est oublié dans le retour des Nordiques. Mais avec le Maire qu'on a... tout est possible, je le dis de façon malheureuse. Je ne l'aime pas. Grand parleux et ti-faiseux, doté d'un complexe de Napoléon...
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar rookie » ven. août 28, 2015 20:57

J'espère que ViKinG_42 ne m'en voudra pas de mettre une des dernières chroniques de Jean Dion. Comme d'habitude j'ai trouvé ça super à lire. D'ailleurs encore merci à ViKinG de me l'avoir fait découvrir.

C’EST DU SPORT!
Qui? Quoi? Combien?
25 août 2015 |Jean Dion | Football
Chaque nouvelle passionnante saison de la Ligue nationale de football apporte son lot de questions fondamentales dont seul un avenir férocement prometteur nous dira si elles trouveront réponse. Et si elles ne trouvent pas réponse, vous pouvez parier la masse salariale des Dodgers de Los Angeles que des milliards de voix s’élèveront pour tonitruer que Roger Goodell a quelque chose à cacher et qu’on devrait non seulement lui montrer la porte, mais aussi la lui faire traverser à grands bottés de dégagement de 70 verges net dans la région.

Parmi ces interrogations : en quelle matière les Patriots de la Nouvelle-Angleterre se feront-ils pincer à essayer de contourner les règlements en faisant preuve de créativité et nieront véhémentement tout avec un air angélique (sauf dans le cas de Bill Belichick, qui démentira bel et bien mais avec sa mine habituelle de gars qui pour qui la vie est une partie de football et non de plaisir)? Combien de dizaines de quarts-arrière les Browns de Cleveland utiliseront-ils dans une autre tentative réussie de terminer au dernier rang ? Quel feuilleton faisant les délices des tabloïds de Manhattan animera cette fois les Jets de New York après que le quart Geno Smith se fut fait fracturer la mâchoire par un coéquipier autour d’une histoire de dette de 600 $US ? Combien de fois encore Pete Carroll devra-t-il encore expliquer sa décision de ne pas remettre le ballon à Marshawn Lynch à la toute fin du dernier Super Bowl ? Et combien de fois Marshawn Lynch ne répondra-t-il rien quand on lui demandera quoi que ce soit ?

Voilà un univers fascinant, en marge duquel on retrouve notamment Jason Pierre-Paul. Pierre-Paul, un ailier défensif étoile des Giants de New York, a subi une grave blessure à la main droite en manipulant des pièces pyrotechniques à l’occasion de la fête nationale des États-Unis, le 4 juillet. Grave au point que, quatre jours plus tard, on a dû lui amputer l’index. Depuis, le joueur se claquemure et, mis à part quelques interventions sur les Twitters et deux photos de lui avec la main recouverte d’un épais bandage croquées par le New York Daily News, sa situation baigne dans un énigmatique mystère. Il ne s’est toujours pas rapporté au camp des Giants, et il a refusé jusqu’à maintenant d’être examiné par les médecins de l’équipe, ce qui a mis en furie la direction du club.

Il y avait cependant une lueur d’espoir d’en savoir davantage lorsque Pierre-Paul a twitté que ce qui lui est arrivé « n’est pas un contretemps » et que « Dieu a de plus grands plans pour moi. Aucun homme ne peut me juger, sauf Dieu lui-même », ce qui demeure tout de même une drôle de formulation, et qu’il a été annoncé qu’il prendrait part dimanche à une activité de bienfaisance à Sunrise, en Floride. Le truc consistait à distribuer 200 sacs à dos contenant des fournitures scolaires aux jeunes de la région.

Il était évident que des reporters d’enquête sur le terrain, dont un du Daily News, allaient se présenter là-bas, mais Pierre-Paul avait un stratagème pour les éviter, qui devait du reste être hilarant. À un moment donné, un homme est sorti rapidement de l’édifice où avait lieu l’activité. Il avait la carrure de Pierre-Paul, mais il portait un manteau sur la tête qui camouflait son visage. Pour rendre la chose crédible, il avait la main bandée. Sauf qu’il y avait deux légers problèmes : quand on y regardait bien, on pouvait constater que le présumé bandage était fait de papier de toilette et que l’homme le portait à la main… gauche. Il s’est engouffré dans une voiture et a illico quitté les lieux.

Pendant ce temps, Pierre-Paul filait par une autre porte, comme dans les films où le scénariste n’a pas été payé cher.

On raconte maintenant que Pierre-Paul devrait rejoindre les Giants à temps pour le début de la saison régulière. À moins qu’il ne s’agisse de quelqu’un d’autre…

http://www.ledevoir.com/sports/football ... oi-combien

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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » ven. août 28, 2015 21:37

rookie a écrit :J'espère que ViKinG_42 ne m'en voudra pas de mettre une des dernières chroniques de Jean Dion.


Bien sûr que non.

Excellent article !

:clapclap:
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar omaha » sam. août 29, 2015 1:51

rookie a écrit :On raconte maintenant que Pierre-Paul devrait rejoindre les Giants à temps pour le début de la saison régulière. À moins qu’il ne s’agisse de quelqu’un d’autre…


Tant qu'il fait des sacks, on s'en fout de savoir si c'est Pierre, Paul ou Jacques qui nous rejoins :oops: :oops: :oops:

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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » sam. sept. 19, 2015 4:51

Shoeless Joe Jackson...

C’est du sport!
La mémoire longue
3 septembre 2015 |Jean Dion | Actualités sportives

Dans un monde vicié où ce qui s’est produit il y a deux heures et quart relève déjà de la vieille histoire, il se révèle extrêmement rafraîchissant, à l’instar d’une bonne limonade, de constater que certaines gens refusent d’oublier et que si le temps fuit avec une inexorabilité affligeante, ce n’est pas une raison que la mémoire fasse pareil. Aussi doit-on souligner les efforts de ceux et celles qui ont créé il y a quelques années le musée Shoeless Joe Jackson, aménagé dans la maison même où l’homme a vécu à Greenville, en Caroline du Sud.

Shoeless Joe Jackson fut l’un des plus grands joueurs de son époque et de toute l’histoire du baseball. Il était ainsi surnommé parce qu’une fois alors qu’il était jeune, il portait des chaussures neuves qui lui causaient des ampoules et avait décidé de les enlever (les chaussures, pas les ampoules) pendant un match. Un partisan de l’équipe adverse l’avait invectivé en le traitant de va-nu-pieds, un journaliste avait repris la chose et le sobriquet est resté.

En carrière dans les ligues majeures de 1908 à 1920, Jackson a maintenu une moyenne au bâton de ,356, la troisième plus élevée de tous les temps derrière celles de Ty Cobb (,366) et Rogers Hornsby (,358). Cobb lui-même disait de Jackson qu’il était le plus beau frappeur qu’il ait jamais vu. Et il ne donnait pas sa place en défensive non plus : de son gant de voltigeur, on disait qu’il s’agissait de l’endroit où allaient mourir les triples.

En 1921, Shoeless Joe Jackson et sept de ses coéquipiers des White Sox de Chicago ont été bannis à vie du baseball au motif qu’ils avaient comploté avec des parieurs pour perdre délibérément la Série mondiale de 1919 contre les Reds de Cincinnati. Un jury a acquitté les huit joueurs faute de preuves suffisantes, mais le premier commissaire des ligues majeures, Kenesaw Mountain Landis, nommé en 1920 au milieu d’un lourd parfum de scandale, leur a néanmoins imposé une suspension pour toujours.

Le rôle exact joué par Jackson dans la conspiration n’a jamais été clairement établi et près d’un siècle plus tard, les conjectures continuent de s’entrechoquer. Il aurait refusé les 5000 $ qu’on lui a versés, et plusieurs pointent sa moyenne de ,375 pendant la Série de 1919 comme indice sérieux de ce qu’il ne peut avoir triché alors même qu’on continue de décortiquer les sommaires des matchs et les reportages des journaux pour tenter de déceler une quelconque tendance. Jackson lui-même a clamé son innocence jusque sur son lit de mort en 1951 et à ceux qui lui reprochaient à tout le moins d’avoir été au courant de la machination et de s’être tu, il rétorquait qu’il avait tenté d’en informer le rébarbatif propriétaire des White Sox, Charles Comiskey, mais que celui-ci avait refusé de le rencontrer.

Il faut dire que Comiskey n’était pas blanc comme neige dans cette histoire. Ses joueurs étaient largement sous-payés. En 1919, lorsque le lanceur Eddie Cicotte — l’un des conspirateurs —, qui avait dans son contrat une clause prévoyant une prime s’il remportait 30 victoires, a atteint 29 gains, Comiskey a ordonné qu’il soit maintenu sur le banc. Et si le scandale de la Série mondiale truquée est passé à l’histoire comme celui des Black Sox, cette expression pour désigner l’équipe existait depuis quelque temps déjà. Depuis, en fait, que Comiskey avait cessé de payer pour le lavage des uniformes de ses joueurs.

La mémoire, donc. Il y a quelques semaines, les responsables du musée Shoeless Joe Jackson ont écrit au nouveau commissaire du baseball majeur, Rob Manfred, pour lui demander de réintégrer le grand joueur, ce qui ouvrirait la porte à une probable intronisation au Temple de la renommée. Manfred s’étant dit ouvert à la perspective de rencontrer Pete Rose, lui aussi banni à vie pour avoir parié sur des matchs alors qu’il était le gérant des Reds, on croyait logiquement qu’il serait disposé à étudier le dossier de Jackson. Pour les partisans de sa réintégration, les preuves de sa culpabilité restent loin d’être suffisantes, une injustice a été commise et quoi qu’il en soit, son séjour au purgatoire a assez duré.

On a appris cette semaine que c’était toutefois peine perdue. Manfred leur a répondu en évoquant ses prédécesseurs qui ont refusé de reconsidérer l’affaire et en faisant valoir que 95 ans après les faits, il est impossible d’établir une vérité qui permettrait de casser la décision de Landis.

Say it ain’t so, Joe, comme chantait le poète.
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Vos réactions - 2 commentaires

Yves Rousseau
Yves Rousseau - Abonné
3 septembre 2015 10 h 22
Toutte est dans toutte
Quel plaisir ce matin en ouvrant mon édition papier du Devoir de lire votre article sur Shoeless Joe Jackson.

Il se trouve que pas plus tard qu'hier soir (je m'en rappelle encore) ma copine et moi on se regardait Field of Dreams. La deuxième partie d'un programme double de films de baseball, le dit programme double ayant débuté il y a quelques semaines (je me souviens moins) avec Bull Durham.

Les deux films mettant en vedette Kevin Costner. Mais ça c'est un vrai hasard.

Pour revenir à nos voltigeurs, il se trouve que ma copine revient d'un exil de 10 ans au Wisconsin, vêtue d'un chandail des Brewers et accessoirement des Packers, mais ceci est une autre histoire.

Elle avait aussi écouté du Murray Head dans la journée, sans savoir que Field of Dreams était au programme.

De plus, ma chienne a les pattes blanches et rapporte la balle.

Ça ne peut plus être une coïncidence.

Il se trouve aussi que mes voisins (qui sont abonnés au Devoir), partaient justement ce matin en direction de Boston, patrie des Red Sox...

Et vous M. Dion, quels sont vos films de baseball préférés?
François Rivet
François Rivet - Abonné
3 septembre 2015 21 h 18
toutte à fait
Et moi, pendant que je lisais votre excellent commentaire, non seulement le baseball jouait à la télé mais c'était à TVA Sport, propriété de Québécor, dont on à demandé au patron de montrer patte blanche, et dont le partie politique doit périodiquement effectuer quelques lavage de linge sale en famille...


http://www.ledevoir.com/sports/actualites-sportives/449147/c-est-du-sport-la-memoire-longue
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar rookie » mar. oct. 27, 2015 16:26

Dit Viking_42 sais-tu pourquoi Jean Dion ne fait plus de chroniques? J'ai regardé sur internet mais je n'ai pas trouvé d'articles qui en parlait.

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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » mer. oct. 28, 2015 1:35

rookie a écrit :Dit Viking_42 sais-tu pourquoi Jean Dion ne fait plus de chroniques? J'ai regardé sur internet mais je n'ai pas trouvé d'articles qui en parlait.


Normalement,il prend des vacances en septembre, mais là, je ne sais pas pourquoi, puisqu'il participe à des émissions de radio et je l'ai entendu dernièrement... Je ne sais pas...

:pourquoi:

:cry:
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar rookie » mer. oct. 28, 2015 11:02

ViKinG_42 a écrit :
rookie a écrit :Dit Viking_42 sais-tu pourquoi Jean Dion ne fait plus de chroniques? J'ai regardé sur internet mais je n'ai pas trouvé d'articles qui en parlait.


Normalement,il prend des vacances en septembre, mais là, je ne sais pas pourquoi, puisqu'il participe à des émissions de radio et je l'ai entendu dernièrement... Je ne sais pas...

:pourquoi:

:cry:



Ok, je vais attendre sagement son retour. Merci

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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » jeu. déc. 03, 2015 16:38

He's baaaaack !!!

Et ce depuis le 24 novembre , j'ai manqué son retour "officiel". Pas grave.

Bonne lecture

C’est du sport !
Tranches de saison
24 novembre 2015 |Jean Dion | Hockey

Il s’en est passé des affaires, dites donc, depuis la dernière fois. Il est fabriqué ainsi, le merveilleux monde du sport™: s’il s’arrête, ce qui se révèle plutôt rare, c’est uniquement pour qu’on puisse avoir un peu de temps pour parler de lui en disposant d’un certain recul. Essentiel, le recul, car sans lui, on dirait des niaiseries, ce qui n’arrive jamais.

Il s’est entre autres passé que Canadien a décroché la Stanley. Bon, cela n’est pas tout à fait vrai, mais on est assez proche pour qu’on soit pratiquement placé devant le fait accompli. Voici l’explication : Canadien a gagné ses neuf premières joutes de la saison. Or, avons-nous pu apprendre de la bouche même des experts de laquelle ne sort que de la sagesse à décoller le papier peint, les matchs remportés en début de campagne sont aussi importants que ceux en fin, car ils vous permettent de vous procurer un coussin qui vous permet de ne pas avoir à batailler comme des malades lorsque le parcours s’achève et ainsi arriver fourbus, avec un langage corporel général en forme de bout du rouleau tonifiant pour l’adversaire, dans les séries qui représentent la seule chose au monde qui compte.

On remarquera au passage que les experts vous assureront également qu’il s’avère fort utile de connaître une terminaison de calendrier fructueuse, ne serait-ce que pour posséder le proverbial momentum en faisant son entrée dans le détail. Donc, si les points récoltés en début de saison autorisent à baisser un peu le rythme en fin de saison, il est quand même lourdement contre-indiqué de baisser le rythme en fin de saison, ce qui fait que les succès de début de saison ne sont au fond pas si importants que ça.

Quant au milieu de saison, n’importe qui vous dira qu’il constitue un lien crucial entre le début et la fin d’icelle. Un passage à vide à cette occasion, et vous venez de gaspiller votre bon début tout en abordant votre fin avec le doute aux tripes, et il est toujours délétère, le doute, car il a la propriété de vous priver de la confiance nécessaire aux grands accomplissements, de vous faire tenir votre bâton trop serré et, puisque cela fait mal aux mains, de vous amener à précipiter vos passes, qui iront dès lors nulle part sinon au mauvais endroit.

Bref, en un mot comme en mille, il faut sortir tous les damnés soirs, enfiler ses bottes de travail et exécuter l’exécution.

Il s’est également passé que Gary « Call Me Gary » Bettman a encore une fois assuré que les franchises de sa Ligue nationale se portent comme le charme qu’elles n’ont jamais cessé d’être. Y compris financièrement et aux guichets. Hé, s’il le dit, ça doit être vrai.

Sauf que voici un motif de douter sans pour autant tenir son hockey trop serré. Prenez par exemple la somme de 99 $US dans un contexte de Canadien : que vous pouvez-vous bien faire avec cela ? Deux hot-dogs froids et deux bières tablette au Centre Bell Téléphone ? Une demi-place de stationnement à moins de 45 minutes de l’auguste amphithéâtre par le métro ? Une place dans la file d’attente pour avoir la possibilité d’acheter une occasion de vous faire tirer le portrait en compagnie de Youppi ?

Considérons maintenant le même montant en examinant les Panthers de la Floride et en prenant conscience de manière aiguë de l’élasticité de l’offre, ainsi qu’on nous l’enseignait en Économie capitaliste 101. Tout récemment, les Panthers ont lancé une promotion du temps des Fêtes, en vertu de laquelle on obtient pour 99 $ trois (3) paires de billets, deux (2) t-shirts, une (1) rondelle autographiée, une (1) occasion de se faire photographier sur la patinoire et deux (2) laissez-passer d’une (1) journée au parc récréatif Everglades Holiday de Fort Lauderdale.

On raconte d’ailleurs que les Panthers ont tellement de mal à attirer du monde que les seules fois où les spectateurs sont en majorité surviennent lorsqu’on joue à 3 contre 3.

Vos réactions - 9 commentaires

Daniel Gingras
Daniel Gingras - Abonné
24 novembre 2015 04 h 24
Vous voilà de retour?
Où étiez-vous? J'ai posé la question au Devoir qui n'a pas daigné me répondre. J'en ai déduit que Le Devoir, comme le CH, ne donne aucune explication sur l'absence de ses valeureux soldats. Alors, blessure au bas du corps, au haut du corps? Peu importe, vous êtes de retour.
Salutations,
Daniel Gingras
Abonné.
Lucien Vallières
Lucien Vallières - Abonné
24 novembre 2015 09 h 35
Enfin!
D'accord avec le commentaire de monsieur Gingras. Vos chroniques commençaient à me manquer sérieusement monsieur Dion. Bon retour!

Lucien Vallières
Québec
Pierre Robineault
Pierre Robineault - Abonné
24 novembre 2015 10 h 52
Moi itou!
Heureux de vous relire ... et de rire enfin! Je me permets de résumer cette chronique de la façon suivante: CQFD.
Pierre Robineault, abonné
Longueuil
Claude Lapierre
Claude Lapierre - Abonné
24 novembre 2015 11 h 54
Soulagement
Bon retour à la maison M. Dion. Vous m'avez donné la frousse et bien que j'aie le plaisir de vous écouter le dimanche matin à la radio, comme on dit: les paroles s'envolent mais les écrits restent.
Gaetan Fortin
Gaetan Fortin - Abonné
24 novembre 2015 15 h 22
Apparition en B6
Bonté divine! Il nous revient! Mes deux plaisirs matutinaux m'avaient quitté sans crier gare...Foglia d'abord y débarquait et vous qui l'y rejoigniez; l'automnne devenait frisquet. Bon retour, et surtout, ne pas tenir le bâton trop serré...
Je prends un deuxième café à votre santé.

Gaëtan Fortin
Montréal
Sylvain Auclair
Sylvain Auclair - Abonné
24 novembre 2015 15 h 43
Des stats! Des stats! Des stats!
Êtes-vous devenu paresseux, Rogatien? Combien d'équipes ayant gagné les neuf prenmiers matchs d'une saison ont-ils déjà raté la coupe de leur ligue?
Gaetan Fortin
Gaetan Fortin - Abonné
24 novembre 2015 15 h 51
Apparition en B6
Bonté divine! Il nous est revenu!… Mes deux plaisir matutinaux m'avaient quitté sans crier gare... D'abord Foglia y débarquait et vous qui l'y rejoigniez; l'automne devenait frisquet.
Bon retour à vous donc, et surtout ne pas tenir le bâton trop serré...
Je prends un deuxième café à votre santé...

Gaëtan Fortin
Montréal
Réjean Martin
Réjean Martin - Abonné
24 novembre 2015 16 h 04
je savais que vous alliez revenir
cher monsieur, eh bien moi, je savais depuis peu (par l'un de vos collègues) que vous alliez revenir mais ma joie n'est pas moins grande. Dire que les Séries mondiales cette année ont été dans l'obligation de se passer de vos savantes analyses!
Normand Chaput
Normand Chaput - Abonné
25 novembre 2015 12 h 16
Ne recommencez plus
En septembre j'ai l'habitude. Disons que c"est ma période de sevrage. Mais deux mois et demie, c"est trop.
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » ven. déc. 04, 2015 19:35

Les 10 meilleures citations de Jean Dion

27 septembre 2007 23h26 · Steve Proulx

Passionné de listes depuis la période joufflue de l'enfance, je lance cette semaine une nouvelle habitude sur ce blogue: les listes diverses. Ou en anglais: The Miscelleaneous Lists. Pour commencer.

Voici donc la liste des 10 meilleures citations de Jean Dion, chroniqueur au Devoir (et probablement un des vingt-cinq meilleurs chroniqueurs du Québec).

Prochainement, la liste des vingt-cinq meilleurs chroniqueurs du Québec.

Mais Dion d'abord:

«Le journalisme est une discipline hautement inexacte dont les postulats n'existent pas, ou existent en quantité si grande que cela ne veut rien dire.»
«Nous vivons dans une société qui valorise la précision, mais qui s'accommode d'une démocratie floue.»
"La différence essentielle entre un jeune con et un vieux con réside dans le temps qu'il leur reste à être cons."
"Certains jours, les bulletins d'informations devraient être décommandés pour cause de "rien"."
«Peut-être qu'à force de retenir le pire, on finit par oublier le meilleur.»
«Le doute agace prodigieusement. Le monde aime mieux des moitiés de certitudes et croire à n'importe quoi.»
"On oublie, dans le classement des grands événements ayant marqué le millénaire, d'inclure la vogue des classements."
"Pourquoi n'entend-on jamais parler de l'imbécile malheureux?"
"Il devrait se munir d'un copyright, le hasard ; il en ferait des sous avec toutes ces coïncidences."
"L'écoute reste la grande oubliée de notre société moderne en pleine révolution des communications."

Source: Evene
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » ven. janv. 01, 2016 18:53

http://www.ledevoir.com/sports/actualites-sportives/457546/c-est-du-sport-on-veut-des-noms

C’est du sport !
On veut des noms

10 décembre 2015 |Jean Dion | Actualités sportives

Si l’on sait faire preuve d’un tant soit peu de réalisme, l’on sait pertinemment qu’il est tout à fait possible que l’on ne gagne jamais rien au fil d’une longue vie sportive. Cela aide d’ailleurs à éviter la déception et la frustration, des états d’âme susceptibles de causer une foule de maladies et de grever encore davantage un système de santé déjà débordé.

Mais peut-on envisager qu’à partir d’un certain moment donné, l’on ne perde plus ? Que la défaite soit carrément rayée du domaine des potentialités ? Que l’avenir soit si radieux qu’il faille porter des verres fumés pour l’envisager, ainsi que le psalmodiait le poète insouciant de sa situation financière ? Voyons voir.

Relativement tôt, à un âge encore tendre, je fus intrigué par les Warriors de Golden State, de l’Association nationale de basketball. Bien oui, j’avais la tête ainsi faite, et selon mon psy, ça n’a pas tellement changé depuis. Car si toutes les autres équipes de tous les sports portaient soit le nom d’une ville, soit celui d’un État, soit celui d’une province, soit celui d’un groupe d’États (les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, ce sont vous que je regarde), les Warriors faisaient cavalier seul avec un surnom d’État.

Les noms changeaient d’ailleurs de temps en temps sans même qu’un club ait à déménager, et ils continuent de le faire. Les Oilers de l’Alberta sont devenus les Oilers d’Edmonton. Les Seals d’Oakland sont devenus les Golden Seals de la Californie. Les Marlins de la Floride sont devenus de Miami. Les Cardinals et les Coyotes de Phoenix sont devenus de l’Arizona. La marque historique appartient aux Angels, qui, tout en restant à peu près à la même place depuis 1961, ont été les Angels de Los Angeles, puis de la Californie, puis d’Anaheim, et sont maintenant les Los Angeles Angels of Anaheim, une création fort probablement issue des cogitations d’un comité qui trouvait que sa réunion avait assez duré et était grandement tenté d’aller prendre un verre.

À cet égard, l’une des modifications d’appellation les moins remarquées — et dont à peu près personne ne se souvient — est survenue dans les années 1970. Et je vous jure qu’elle est rigoureusement authentique même si vous éprouverez du mal à en trouver la preuve hors de tout doute raisonnable. Ça se passait par un dimanche soir alors où je regardais attentivement un match de l’Association mondiale de hockey au réseau TVA. Pendant un entracte, le présentateur Pierre Proulx fit savoir que les Nordiques de Québec ne seraient plus les Nordiques de Québec. Je fronçai un sourcil. Le droit, si ma mémoire ne me joue pas de tours.

Non, messieurs-dames, assoyez-vous bien sur votre canapé, les Nordiques de Québec seraient dorénavant connus sous le nom de Nordiques du Québec.

Il s’agissait, devait-on comprendre à travers les proverbiales branches, d’une tentative de montrer que Canadien tout-puissant n’était plus seul à occuper son territoire. Cela passa bien entendu complètement inaperçu.

Mais on s’égare sérieusement. Revenons aux Warriors de Golden State.

Pendant de nombreuses années, après un championnat de la NBA en 1974-1975, les Warriors ont pas mal servi de paillasson sur lequel les autres formations prenaient plaisir à s’essuyer, ça tombe bien, les baskets. Heureusement pour eux, il y avait pour expérimenter la misère en leur compagnie leurs homologues californiens des Clippers de Los Angeles. Être deux à l’ombre des Lakers — et même trois le plus clair du temps si l’on prend en compte les Kings de Sacramento —, voilà qui contribue à libérer un peu de cette pression qui paralyse.

Mais là, ça va mieux. Au printemps dernier, les Warriors ont remporté le titre. Et mardi, ils ont vaincu les Pacers de l’Indiana pour porter leur fiche cette saison à 23-0. La marque précédente de collage de victoires à l’amorce d’une campagne dans la NBA était de 15, ce qui montre un peu que les gars ne veulent pas trop savoir grand-chose. (Et souvenez-vous, quand Canadien en a ramassé neuf il y a quelques semaines, vous avez eu des hallucinations de Coupe. Imaginez quel genre de mental ils ont présentement à Oakland.)

Avec un pareil rendement, et compte tenu du fait que les Warriors se contentent rarement de gagner, ayant plutôt tendance à écraser la concurrence, il va sans dire qu’il se trouve des observateurs pour se demander s’ils perdront de nouveau un jour.

De fait, la séquence est à ce point impressionnante qu’elle a attiré l’attention des Harlem Globetrotters, qui subodorent que leur propre série victorieuse record pourrait être menacée.

Elle est de 3589 gains. Il s’agit donc d’un dossier à suivre intensément au cours du prochain siècle.
Vos réactions - 1 commentaire

Gilles Roy - Abonné
10 décembre 2015 05 h 52
Les beaux jours de l'AMH

Dites monsieur Dion, le «rebranding» des Nordiques (me rappellle que la cérémonie impliquait les représentants de quelques villes, Rimouski par exemple), ça date d'avant ou d'après que Gilles Grattton se soit dévêtu après la fin de match pour demander une augmentation de salaire (le bain de minuit manière aréna, qu'on avait appelé cela)?
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » ven. janv. 22, 2016 19:52

C’est du sport!
L’étonnement
14 janvier 2016 |Jean Dion | Actualités sportives

C’est plutôt dingue, pareil. On avance en âge, inexorablement, laissant sans regret la ferveur de la jeunesse, songeant à part soi que ce qu’on perd en flexibilité de la coiffe du rotateur et du ligament croisé antérieur, on le gagne en sagesse et en connaissance de l’humanité, et puis paf, comme ça, on se rend compte qu’on avait tout faux. Tout est toujours à recommencer.

Prenez par exemple cette sombre histoire de joueurs de Canadien coincés dans la controverse de l’histoire d’une affaire en forme de dossier de saga, avec des madames et du petit matin à l’envi. Vous, ça vous regarde, mais moi, je n’en suis pas encore revenu du tout. Vous m’auriez posé la question avant-hier, je vous aurais répondu que toutes les sources s’entendent pour dire qu’un gars dans la jeune vingtaine millionnaire adulé en pleine forme célèbre et ainsi de suite jusqu’au fin fond de l’éternité, ça rentre tranquillement chez soi le soir, ça se concocte une verveine avec des petits biscuits secs et ça se couche aussitôt terminé le film en noir et blanc diffusé à Ciné-club. Surtout après une défaite, quand l’heure est à l’examen de conscience et à la mortification.

Non, mais c’est vrai. Lance et compte, c’est de la fiction, et la réalité est bien plus ennuyante que ça, vous aurais-je dit. Un gars ne peut pas passer la nuit sur une quelconque corde à linge et offrir un rendement à la hauteur des immenses attentes de la Ligue nationale de hockey. Impossible.

Bien voilà pour l’amère désillusion. Ça m’apprendra.

De même, je vous aurais assuré que jamais, au grand jamais, les fort sympathiques propriétaires d’équipes de la non moins avenante Ligue nationale de football n’entérineraient un déménagement des Rams de Saint Louis vers les attrayants pâturages de la banlieue de Los Angeles. Que ce n’est pas du tout dans les us de la maison que de monter les villes les unes contre les autres pour se faire bâtir de rutilants stades avec des fonds publics. Que Roger Goodell l’a dit et répété, il veut de la stabilité dans les troupes. Qu’un transfert est rarissime dans la NFL, je veux dire à part les Cardinals de Saint Louis qui ont filé en Arizona, les Colts de Baltimore qui se sont rendus à Indianapolis en pleine nuit, les Browns de Cleveland qui ont pris le chemin de Baltimore, les Oilers de Houston qui sont allés voir au Tennessee s’ils y étaient, les Rams de Los Angeles qui ont déguerpi en direction de Saint Louis et les Raiders d’Oakland qui ont fait leurs bagages pour Los Angeles avant de revenir à Oakland. Mais ce sont là de banals accidents de parcours, faut-il le dire.

D’où ma profonde et fort compréhensible stupéfaction.

Heureusement qu’il reste encore des esprits éclairés. On sait que la NFL ne fait tout ça que pour faire plus d’argent, mais on peut s’arrêter un moment sur le cas de Mike Brown, le proprio des Bengals de Cincinnati. Selon les informations disponibles, Brown aurait été l’un des deux seuls à s’opposer au déménagement des Rams. La raison sous-jacente : un transfert à L.A., deuxième marché en importance aux États, permettra évidemment d’engranger plus de revenus. Et qui dit recettes supplémentaires dit hausse du plafond et du plancher salariaux. Et comme les Bengals, en vertu du système communiste en vigueur dans la NFL, ne toucheront que 1/32 de ces revenus, Brown ne veut pas avoir à payer davantage ses joueurs. C’est plein de logique.

La prochaine fois, nous continuerons à aller de surprise en surprise en apprenant que Sepp Blatter a fait quelque chose de louche à la tête de la FIFA, lui qui affirme qu’il ne possède pas une Ferrari, mais seulement un pédalo sur le lac de Zurich.
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » sam. janv. 23, 2016 18:48

Le coin-flip-gate...

C’est du sport!
L’impossible n’existe pas
19 janvier 2016 |Jean Dion | Actualités sportives

Ce 15 octobre 1988, les Dodgers de Los Angeles accueillent les Athletics d’Oakland à l’occasion du match no 1 de la Série mondiale. Kirk Gibson, des Dodgers, est le joueur par excellence de la Ligue nationale cette année-là, mais il est blessé aux deux jambes et il est prévu qu’il ne jouera pas de la série.

Mais en 9e manche, avec deux retraits et un coureur au premier but et les A’s en avance 4-3, Gibson est envoyé dans la mêlée comme frappeur suppléant. Il arrive au marbre en boitant et doit faire face à l’un des meilleurs releveurs dans les majeures en Dennis Eckersley. Celui-ci ne tarde pas à prendre les devants 0 et 2. Mais Gibson est coriace et il se rend jusqu’à un compte complet. Puis il dévisse une garnotte dans les gradins du champ droit. Les Dodgers gagnent 5-4 et, galvanisés par l’exploit, ils mettront la main sur la Série mondiale en cinq matchs, sans Gibson qui ne rejouera plus.

À la télévision, le légendaire Vin Scully a un autre des moments d’anthologie dont il a le secret. « High fly ball to right… She is GONE !!!!! » Puis il se tait pendant que Gibson contourne péniblement les sentiers et que la foule hurle à pleins décibels. À la fin, Scully s’exclame : « Dans une année qui a été si improbable, l’impossible s’est produit ! »

Bien sûr, il faut faire très attention à l’utilisation du mot « impossible » dans le merveilleux monde du sport™. Si on y retrouve tant de prétendus « miracles », c’est qu’au fond, bien des trucs étaient possibles même si difficiles à envisager.

Mais samedi soir, on n’était vraiment pas loin de l’impossible, qui s’est manifesté à plusieurs reprises par-dessus le marché. En fin de joute entre les Cards de l’Arizona et les Packers de Green Bay, l’analyste Cris Collinsworth, qui en a pourtant vu un paquet d’autres, ne se pouvait plus de ne plus se pouvoir. Si on avait à résumer son propos, quelques mots suffiraient : « Wow ! », « Non ! » et « Je n’ai jamais, jamais rien vu de pareil ! »

Il y a d’abord eu Michael Floyd. Floyd, un ailier espacé des Cards, n’était pas du tout dans le jeu et il gambadait folâtre au fond de la zone des buts adverse lorsque Carson Palmer a tenté une passe vers Larry Fitzgerald. Une main d’un joueur des Packers s’est interposée au dernier moment et le ballon a dévié, décrivant un arc de cercle puis échouait en plein dans les paluches de Floyd, qui s’adonnait à gambader par là. Après transformation, le touché donnait une avance de 17-13 aux Cards avec moins de 4 minutes à jouer au quatrième quart.

C’était 20-13 et on croyait pas longtemps après que c’était cuit à point pour les Packers puisqu’ils se trouvaient à la ligne de 41 ennemie avec quelques grenailles de secondes au cadran. Mais n’allez jamais dire à Aaron Rodgers que c’est cuit à point en faveur de l’adversaire. Et pour une fort improbable deuxième fois cette saison, Rodgers a expédié une passe Je vous salue Marie qui a fonctionné, rejoignant Jeff Janis dans l’en-but. À noter que ce Janis avait capté un total de deux (2) passes pendant toute la campagne régulière.

On est donc allé en prolongation et, avant même que celle-ci ne se conclue rapidement par les bons soins d’une passe et course époustouflante de 75 verges de Larry Fitzgerald puis d’un touché d’icelui sur une passe pelletée, on a eu droit, oui messieurs dames, à un phénomène paranormal.

Sur le terrain, l’arbitre en chef du match, Clete Blakeman, se trouvait en compagnie des capitaines des unités des deux équipes pour procéder au tirage au sort visant à déterminer qui aurait possession du ballon en premier en période supplémentaire. Il a montré la pièce de monnaie fictive et demandé aux Packers de faire leur choix. Rodgers a dit « pile » et Blakeman a lancé la pièce en l’air.

Celle-ci était côté face dans la main de l’arbitre et elle a atterri côté face. Le hic, c’est qu’elle n’a fait aucune rotation sur elle-même en chemin. Devant un ahurissement évident des troupes, Blakeman a aussitôt entrepris de ramasser la pièce et de faire un second tirage. Après avoir virevolté, elle est de nouveau retombée côté face.

Le règlement de la NFL concernant cette opération complexe qu’est un pile ou face ne stipule pas que la pièce doit faire des rotations sur elle-même, mais Blakeman a jugé qu’il était juste pour les deux clubs qu’il reprenne l’exercice.

Ainsi, chers amis, est né le Coin flip-gate. Et vous croyez encore qu’il existe des choses impossibles ?
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » ven. mars 11, 2016 17:14

Les Maple Laugh sont poches depuis 1967, ils leur sont arrivée qlqs bons moments:

C’est du sport!
10 sur 11
9 février 2016 |Jean Dion | Hockey

Voilà le genre de truc qu’on n’oublie jamais au grand jamais si d’aventure on a eu l’inestimable privilège d’y assister. Cela s’est déroulé il y a 40 ans et pourtant, et pourtant, on s’en souvient comme si c’était hier encore, j’avais 20 ans, je caressais le temps et jouais de la vie — je n’avais pas encore commencé à critiquer le monde avec désinvolture, mais cela ne saurait tarder, tout comme faire des projets qui sont restés en l’air et perdre mon temps à faire des folies —, et notons au passage que le fait de se rappeler ce qui est arrivé il y a 40 ans présente à la fois un avantage et un inconvénient. L’inconvénient, c’est que cela signifie que vous n’êtes plus précisément un agneau du printemps et que vous ferez de l’angoisse quand vous regarderez le repêchage de la Ligue nationale de hockey cet été et que vous constaterez que les joueurs sélectionnés sont nés en 1998 et que vous êtes donc non seulement plus vieux qu’eux, mais aussi que leurs parents. L’avantage, c’est que si vous avez souvenance d’un épisode survenu il y a quatre décennies, vous n’êtes pas, ou du moins pas encore, un gâteux fini.

Donc, le 7 février 1976 est un samedi, et Canadien ne joue pas ce jour-là. La veille, il a accueilli les succulents Golden Seals de la Californie et, le lendemain, il rendra visite aux Rangers de New York au Madison Square Garden, les Blueshirts ayant coutume de se produire à domicile le dimanche à l’époque. (Quand Canadien jouait le dimanche, le match était présenté à la radio de Radio-Canada et décrit par Lionel Duval, que j’écoutais par le truchement d’un transistor à piles. Les joutes du dimanche et de semaine — sauf le vendredi, une occurrence cependant trop rare pour que c’en vaille la peine — n’étaient pas l’idée du siècle parce qu’il y avait de l’école le lendemain et qu’il fallait aller se pieuter encore plus tôt que le samedi.) Or que diffusait-on à La soirée du hockey télévisée quand Canadien faisait relâche le samedi ou alors jouait à l’étranger contre une équipe américaine ou les Canucks de Vancouver ? En plein cela : la rencontre disputée par les Maple Leafs à Toronto.

Or ce 7 février 1976, les Leafs reçoivent les Bruins de Boston (48-15-17), une puissance de la LNH, quoique pas autant que Canadien (58-11-11), qui remportera cette saison-là la première de quatre Stanleys consécutives. (À l’intention des jeunes, notons que la Coupe Stanley, c’est ce qu’on vous donne quand vous remportez le championnat. À défaut de la voir à l’occasion d’un défilé sur Sainte-Catherine de votre vivant, vous pouvez en admirer une au Temple de la renommée à Toronto.) En ce samedi apparemment semblable à tous les autres dans la grisaille de l’hiver boréal, personne ne se doute de ce qu’après avoir visionné Lise lib de 19 à 20 h, le téléspectateur s’apprête à voir l’Histoire s’écrire sous ses yeux écarquillés.

Mais c’est bien ce qui arrive. Ce soir-là, l’attaquant des Leafs Darryl Sittler inscrit 6 buts et 4 mentions d’aide dans une victoire de 11-4. (Pourquoi les pools de hockey n’existaient-ils pas, ou si peu, à l’époque ? Voilà le type de prestation susceptible d’induire chez le sujet comptant Sittler dans sa formation la félicité éternelle même si son couple bat de l’aile, même s’il est criblé de dettes, même s’il ne sait pas quoi manger pour dîner.) Dix points, un record de la LNH qui tient toujours et, bien qu’on ne sache jamais comment une joute peut tourner, il est légitime de croire que les arrière-arrière-grands-parents de celui qui le battra ne sont pas encore nés.

En fait, le caoutchouc roulait tellement pour Sittler à cette occasion que son 6e but fut marqué depuis l’arrière du filet. Il cherchait à faire une passe à un coéquipier dans la zone privilégiée, mais le disque a dévié sur le défenseur des Bruins Brad Park — qui n’était pas particulièrement un pied de céleri — puis sur le patin du gardien Dave Reece pour pénétrer dans la cage. Reece a dit de ce but que la rondelle circulait tellement lentement qu’il pouvait voir le logo de la LNH sur celle-ci. Mais elle est entrée quand même.

Reece a joué un total de 14 matchs en carrière dans la LNH, et celui-là fut son dernier (l’entraîneur-chef des Bruins à l’époque, un certain Don Cherry, a déjà expliqué que s’il avait laissé Reece devant le filet malgré la débandade, c’était parce qu’il voulait garder Gerry Cheevers, fraîchement revenu de l’Association mondiale, pour la joute du lendemain). Il était présent jeudi quand les Maple Leafs ont tenu une petite cérémonie d’avant-match au Centre Air Canada visant à célébrer le 40e anniversaire. Et dans un bel euphémisme, il a dit que, le 7 février 1976, non seulement Sittler était porté la grâce, mais que lui-même avait connu une sortie plutôt ordinaire. Tu parles.


http://www.ledevoir.com/sports/hockey/462482/c-est-du-sport-10-sur-11
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » mer. avr. 20, 2016 16:11

C’est du sport!
Maudit bonheur
19 avril 2016 |Jean Dion | Actualités sportives

Si l’on n’a pas grand-chose d’autre à faire de ses dix (10) doigts et de son cogito par une journée maussade où un crachin tenace retarde la présentation d’un match de balle que l’on attendait avec une impatience dure sur les nerfs et que l’on désire prendre une mesure ne serait-ce qu’approximative du passage inéluctable et vicieux du temps et de la transformation des us, l’on peut sans crainte se référer au merveilleux monde du sport™. C’est qu’elle change à une vitesse supérieure à ce que la loi permet, cette bibitte-là, mais apparemment, les autorités en place sont occupées à regarder ailleurs. Comme d’habitude.

Prenez par exemple le comportement consistant à affirmer démonstrativement que vous êtes heureux. Le bonheur constitue un état d’esprit noble en soi, mais lorsque l’on fait le calcul du nombre de gens qui n’y ont pas accès pour toutes sortes de raisons qui ne regardent qu’eux à moins qu’ils ne demandent de l’aide, il peut être considéré comme un geste d’outrecuidance ostentatoire que d’en faire étalage. Soyez béat dans votre Ford intérieur et prévenez ainsi que cette vallée de larmes sorte de son lit et détrempe le sous-sol fini des voisins. C’est clair ?

Ce l’est sans la pénombre d’un doute, mais pas pour Jose Bautista, le puissant cogneur des Blue Jays de Toronto. L’an dernier en série de division de la Ligue américaine contre les Rangers du Texas, Bautista a dévissé une sérieuse garnotte dont on savait dès le contact qu’elle allait parcourir quelques années-lumière avant que la force gravitationnelle lui remette les pieds sur terre. Un circuit décisif au match décisif. Bautista l’a regardée aller, et il a projeté son bâton dans les airs en empruntant un air relativement conquérant. Le moment était dès lors figé dans la postérité, si l’on peut s’exprimer ainsi. Peut-être le bat flip le plus célèbre de toute l’histoire de l’humanité depuis l’invention de la clôture au champ extérieur.

(Avant, faut-il le préciser, il n’y avait généralement pas de rampe au champ extérieur, et la balle qui passait par-dessus la tête des voltigeurs pouvait rouler jusqu’à ce qu’elle frappe une vache ou s’échoue dans un ruisseau ou quelque chose. Le frappeur-coureur devait alors contourner les sentiers ventre à terre avant même de savoir s’il aurait bel et bien le temps de contourner les sentiers. Cela avait pour effet de maintenir à un strict minimum, proche du zéro absolu, le nombre de bat flips. C’est avec l’avènement du Shibe Park de Philadelphie en 1909 qu’a commencé à se répandre le concept de clôture au champ extérieur, qui allait permettre à Babe Ruth, entre autres, de devenir mieux payé que le président des États-Unis. Et puisqu’on y est, quand on apprit que Ruth gagnerait 80 000 $US par saison en 1930 et 1931 et qu’on lui fit remarquer que c’était là davantage que Herbert Hoover, il aurait répondu qu’en 1929, qui vit un certain krach boursier aux conséquences duquel je vous fais grâce des détails, « J’ai eu une meilleure année que lui ». On n’en fait juste plus, des comme le Bambino. Cependant, selon des sources proches du dossier, on fait encore des joueurs de balle qui gagnent plus que le président des États-Unis, peu importe l’année qu’ils ont et que lui a.)

Donc, le geste de Bautista a provoqué un monticule surélevé de réactions enflammées tant auprès de ceux qui n’ont pas grand-chose d’autre à faire que d’autres qui sont rémunérés — parfois davantage que le président — pour formuler une opinion à l’intention du grand public afin que celui-ci soit guidé dans la détermination de son propre avis. Il y a les pour : voilà un exploit qui mérite amplement d’être souligné, et son auteur a bien le droit pendant un fugace instant de s’en enorgueillir et de montrer à la face du monde qu’il est provisoirement celui qui mène le jeu. Il y a les contre : encore tout récemment, le grand Mike Schmidt, qui lui-même a fait dans le circuit assez fréquent merci (548) au fil d’une longue et fructueuse carrière qui l’a mené tout droit au Temple de la renommée, s’est fendu d’une longue tirade pour dire que Bautista avait « manqué de respect pour l’adversaire » et que ce genre de choses ne devraient pas se produire.

Évidemment, on peut subodorer qu’on a affaire là à un choc de générations, à des vieux qui trouvent donc que les jeunes manquent de savoir-vivre et que c’était bien mieux dans le temps et que notre monde court à sa perte encore plus vite que quand ils jouaient avec pas de clôture au champ extérieur. Bautista, lui, a dit que ceux qui n’avaient pas apprécié pouvaient bien aller se faire deux tournés bacon avec des petites patates brunes et un ordre de toasts.

La prochaine fois, après avoir bien déjeuné, nous poursuivrons cette importante réflexion à caractère socioculturel.


Source: http://www.ledevoir.com/sports/actualites-sportives/468536/c-est-du-sport-maudit-bonheur
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