Jean Dion - Le Devoir

La diffusion du Foot US à la télé ou sur le net, les plus belles photos de la saison, vos coups de patte sur photoshop... (accès réservé aux membres)

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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » jeu. déc. 11, 2014 17:12

Metal Lover a écrit :
ViKinG_42 a écrit :La prochaine fois, nous verrons d’ailleurs qu’il serait fort divertissant que, dans nos élections politiques, on puisse voter 10 fois par jour pendant des semaines. Peut-être aurions-nous des surprises.


J'aime ce mec.

Merci de partager.


De rien. :alatienne:
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » sam. déc. 20, 2014 6:18

Petit retour en arrière, Dez Bryant, micro, gesticuler, F, astérisque, savoir utile...


*******

C’est du sport!
Propos et confidences
6 décembre 2014 |Jean Dion | Actualités sportives

Grâce aux inestimables progrès de la science, de la technologie et de la curiosité humaine, l’amateur professionnel de sport peut maintenant apprendre tout plein d’affaires qu’il aurait autrefois ignorées. Ces connaissances ne sont pas nécessairement utiles, mais à une époque caractérisée par la crainte métaphysique de manquer quelque chose, il faut vivre avec, ç’a l’air.

Cela donne par exemple le reporter embarqué, le gars placé à côté du banc des joueurs et qui interroge l’entraîneur adjoint pendant le déroulement du match (bon, d’accord, pendant un arrêt de jeu, mais pendant le match pareil). L’interviewé se fait alors un devoir de livrer en détail la stratégie de son équipe afin que l’adversaire puisse s’adapter et mieux la vaincre. Ces informations cruciales sont du genre « il faut qu’on joue mieux nord-sud » ou « on gère notre mental » ou « c’est un jeu de possession, tsé. »

Nous avons aussi maintenant droit à des joueurs sur le haut du corps desquels on appose un microphone. Bien sûr, les extraits de propos que l’on sert aux téléspectateurs sont judicieusement triés sur le volet afin d’éviter que des considérations par trop scabreuses ne se fraient un chemin jusqu’à des tympans fragiles et vraiment pas prêts pour ça. Remarquez, dans certains cas, on n’a pas besoin d’entendre quoi que ce soit pour avoir une bonne idée de ce qui se passe.

Prenez par exemple le receveur de passes des Cowboys de Dallas Dez Bryant. Quand il n’est pas occupé à terroriser les défenses ennemies, Bryant consacre l’essentiel de son temps sur les lignes de côté à faire les deux cents pas, à gesticuler et à engueuler ses coéquipiers. On l’a encore vu s’agiter jeudi soir alors que les Cowboys s’affairaient à perdre une grosse avance en fin de match et qu’on se demandait s’ils allaient encore crouler sous la pression (la réponse : non, ils ont gagné).

On a donc demandé au joueur étoile s’il se préoccupait de ce que les gens pensent de son comportement. Il a répondu : « F*** non, je m’en fous. Parce que je sais que je ne fais rien de mal. Je ne pourrais m’en ficher davantage. Ils ne sont pas sur les lignes de touche. Personne n’est sur les lignes de touche avec nous. La seule chose qu’ils attendent, c’est que nous perdions et qu’ils puissent dire plein de merde à notre sujet. “ Oh, les bons vieux Cowboys de décembre. ” Voyons donc. Je ne veux rien de tout ça. Nous prendrons avantage de ce dont nous devons prendre avantage. Je me fous de qui filme ça. C’est la vérité. C’est la vérité. C’est comme ça que je me sens. Aussi longtemps que nous gagnons, c’est tout ce qui compte. Écrivez cette merde. Qu’allez-vous faire, mettre de petits astérisques sur ce que j’ai dit ? Mettez tous mes jurons, parce que je voulais les dire. »

Voilà qui a au moins le mérite d’être clair, et qui met en perspective d’autres déclarations, comme celles de Michael Vick, quart-arrière des Jets de New York. Lundi, on a pu voir Vick sur les lignes de côté, mais lui était assis tranquillement et ne faisait rien de particulier. C’est qu’il n’a pas joué ce soir-là. Mais n’allez pas lui dire qu’il réchauffait le banc.

« Pour vous corriger, a-t-il raconté à des journalistes, je ne considère pas que j’ai réchauffé le banc, d’abord et avant tout. » Quand on lui a demandé de fournir quelques explications additionnelles, il a dit : « Je n’ai vraiment pas à donner de détails à ce sujet parce que ça ne change rien. Vous allez penser ce que vous allez penser, je vais penser ce que je vais penser et je pense que ce que je pense est le plus important. »

Et dire que s’il n’y avait pas la technologie et la curiosité humaine, on ne saurait rien de tout cela. Comment diable ferions-nous pour vivre ?

La prochaine fois, nous verrons comment nous ferions.
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » lun. déc. 22, 2014 6:48

Autre retour sur l'actualité: hockey et désert, air connu; Bêteman nous prend pour des valises; ville du péché...

C’est du sport!
Deux mots: Vegas
13 décembre 2014 |Jean Dion | Actualités sportives

Il ne faut pas se fier aux apparences et se méfier de l’eau qui dort, tout ce qui brille n’est pas or, l’essentiel est invisible pour les yeux, toute vérité n’est pas bonne à dire et la vérité sort de la bouche des enfants. Ainsi, si d’aventure le merveilleux monde du sport™ essaie de vous faire accroire qu’il n’est pas au courant d’activités de gageures à son sujet, mettez-vous les mains sur les oreilles et sauvez-vous à grandes enjambées en hurlant.

Remarquez que cela se comprend un peu : la pire affaire que puisse envisager le sport consiste en ce que des soupçons de compétitions truquées surgissent, ce qui est souvent associé au brassage de gros argent. Souvenez-vous quand vous étiez jeunes, en 1919, des joueurs des White Sox de Chicago voulant se venger de leur propriétaire grippe-sou s’étaient liés à des parieurs louches et ligués pour perdre délibérément la Série mondiale. Le baseball majeur a bien failli en mourir et s’il n’y avait eu Babe Ruth pour remettre de la joie dans les coeurs, qui sait où on en serait aujourd’hui.

Pour cette même raison, les grands circuits professionnels se sont toujours tenus loin de Las Vegas, la capitale universelle du péché qu’est le jeu. Ils font semblant de ne pas savoir qu’une quantité relativement ahurissante d’individus ne suivent leurs activités que parce qu’ils peuvent parier dessus, et ils font semblant d’ignorer que l’emplacement géographique d’une équipe n’a rien à voir de nos jours, qu’il est possible de miser en plusieurs endroits ou par le biais des Internets et qu’on peut très bien aller à Vegas pour gager sur un club de New York ou de Chicago.

Cette semaine, les propriétaires d’équipe de la Ligue nationale de hockey réunis à Boca Raton, en Floride — ils tiennent rarement leurs meetings à Buffalo ou à Winnipeg — ont résolu d’autoriser William Foley, un monsieur d’affaires intéressé à attirer une franchise à Vegas, à mener une petite enquête et à vendre des abonnements de saison virtuels question de tester la vigueur du marché.

« N’y voyez pas plus que ce que c’est », a prévenu Gary Bettman. Ben non toi chose. On fait ça juste pour passer le temps, et on espère pouvoir revenir devant vous dans quelque temps pour dire que finalement, ça ne marchera pas. De toute manière, le saviez-vous, il n’y a aucune expansion au programme, n’est-ce pas, bonnes gens de Québec ?

Bien sûr, du hockey au Nevada, cela tombe sous le sens. Mais quand on a un aréna tout neuf et un monsieur d’affaires et de ses copains prêts à allonger 400 millions de rutilants billets de mononcle Sam pour une franchise, on a tendance à oublier le soleil brûlant et les casinos. Et puis, il y aura une rivalité toute naturelle avec les Coyotes de l’Arizona.

Du hockey à Vegas ? Vous pouvez parier là-dessus.
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » lun. janv. 12, 2015 3:53

Un vieil article de l'année passée. Sur le nom des "Bowls"

Certains sont tordants:

C’est du sport!
Ras le Bowl
20 décembre 2014 |Jean Dion | Football

Pour enjoliver convenablement son temps des Fêtes, on ne trouve guère mieux, à l’exception possible des patates pilées avec pas de mottons pour accompagner le pâté à viande, que la série de Bowls de football universitaire qui permettent presque au sujet visionnant d’avoir un motif en béton armé de ne pas quitter sa causeuse doublée en véritable imitation de simili-cuirette pendant plus de trois semaines. On retrouve 38 Bowls au programme en cette saison 2014-2015, plus, pour la première fois, une joute de championnat national mettant aux prises deux équipes encore inconnues puisqu’on en a sélectionné quatre qui s’affronteront d’abord deux par deux — Alabama contre Ohio State et Oregon contre Florida State — dans une espèce de sorte de genre de demi-finales. (Pour vous situer un peu, mentionnons que le président Obama soi-même en personne a déclaré publiquement qu’à son avis, il devrait y avoir huit clubs retenus, mais le football universitaire est déjà assez compliqué comme ça, voilà des années et des années que tout le monde se chicane sur la formule à adopter et le résultat est invariablement que personne n’est content.)

Ça commence donc en ce samedi et ça s’étale jusqu’au 12 janvier, ça permet de rigoler en raison de l’appellation de certains matchs et ça met en jeu plein d’équipes qu’on connaît pas, mais hé, il y a toujours le plaisir de la découverte.

Et puisque vous m’amenez subrepticement sur le sujet des pommes de terre, mon favori : le Famous Idaho Potato Bowl, qui verra en ce samedi s’affronter Western Michigan et Air Force à Boise. C’est à 17 h 45, une case horaire idéale pour se mettre en appétit.

Sinon, on discute poulet et on se tourne vers le Popeye’s Bahamas Bowl du 24 décembre entre Central Michigan et Western Kentucky, ou alors le Buffalo Wild Wings Citrus Bowl du 1er janvier, Minnesota-Missouri.

Côté financier, on se régalera avec le Bitcoin St. Petersburg Bowl du 26 décembre (North Carolina State–Central Florida), le TaxSlayer Bowl du 2 janvier (Iowa–Tennessee) et l’interminable Franklin American Mortgage Music City Bowl du 30 décembre (Notre Dame–Louisiana State). Et ceci n’est qu’une liste partielle.

Trente-neuf matchs au total, donc. De quoi induire un joyeux tournis.


http://www.ledevoir.com/sports/football/427294/c-est-du-sport-ras-le-bowl
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar Nathy » lun. janv. 12, 2015 9:05

Il a complètement raison^^
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » dim. févr. 01, 2015 15:19

Petit retour dans le passé

En reprise (1)
21 janvier 2015 |Jean Dion | Football

Ça se passait le 7 décembre 1963, et le sport allait en être changé à tout jamais.

Avant l’avènement du Super Bowl, il n’y avait guère de plus gros match de football aux États-Unis que la classique mettant aux prises Army et Navy. En cette année 1963, le match devait avoir lieu à Philadelphie le 30 novembre, mais il avait été repoussé d’une semaine en raison de l’assassinat de John F. Kennedy. Coïncidence, il se déroulerait le jour du 22e anniversaire de l’attaque sur Pearl Harbor.

Il s’agissait d’un événement de première importance, et nul ne le savait mieux que Tony Verna, réalisateur et producteur d’émissions de sports au réseau CBS. Verna, qui est décédé dimanche à l’âge de 81 ans, entendait s’en servir pour réaliser un immense coup. Si c’était réussi, il passerait pour un génie ; si c’était raté, il serait congédié à grands coups de pied au derrière.

Verna trouvait qu’au football, il y avait trop de temps morts entre les jeux, et il cherchait à les combler. Il avait eu l’idée de présenter des reprises de ce qui venait de survenir, et il avait inventé une machine qui permettrait de le faire. Une machine qui pesait 600 kilos et faisait en volume l’équivalent de deux frigos.

Mais montrer des reprises, à la mi-temps d’un match par exemple, était une chose. Les montrer instantanément en était une autre, une tâche aussi lourde que la machine elle-même. Il fallait retrouver en un rien de temps l’endroit exact sur le ruban où la séquence commençait. Et il fallait s’assurer que la tête d’enregistrement avait bien fonctionné et qu’on ne diffuserait pas ce qu’il y avait auparavant sur le ruban, genre un épisode de I Love Lucy ou une publicité de détersif. De plus, les angles de caméra étaient limités en nombre.

Ce 7 décembre 1963, Verna avait donc mis tout son matériel en place. Dans le taxi qui les menait au stade, il informa le descripteur du match, Lindsey Nelson, de son intention de présenter des reprises immédiatement après certains jeux importants ou lorsqu’une seule diffusion ne permettait pas de bien comprendre ce qui s’était passé. Nelson répondit : « Tu vas faire quoi ? » Cela relevait de la folie furieuse.

Mais Verna tenait à remporter son pari même si personne n’y croyait. Au cours de la première mi-temps, il fit quelques tentatives mais n’obtint jamais les bonnes images, ou encore de la statique. À l’entracte, il était un peu découragé. « Je pense que ça ne marchera pas », dit-il à Nelson, qui n’était bien sûr pas le moins du monde étonné.

Au troisième quart, toujours rien. Puis, au dernier engagement, le quart-arrière d’Army Rollie Stichweh effectua une course sur le flanc droit pour un touché.

On verra demain la suite de cette extraordinaire aventure.

Vos réactions - 1 commentaire

Louis Gérard Guillotte - Abonné
21 janvier 2015 09 h 32
Et cette caméra...
...qui se promène au-dessus du terrain et des joueurs en quasi rase-motte !!C'est un
drône ou quoi encore?Parlez-nous donc un peu de ce Big Brother du foot américain.
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La suite:

En reprise (2)
22 janvier 2015 |Jean Dion | Football

Donc, disions-nous pas plus tard que la dernière fois, le réalisateur Tony Verna du réseau CBS avait la ferme intention d’innover en présentant, à ses risques et périls, des reprises instantanées à l’occasion du match Army-Navy de 1963. Il avait conçu la machine pour ce faire, mais au cours des trois premiers quarts de la rencontre, ça n’avait pas fonctionné pour toutes sortes de raisons.

Puis, au quatrième engagement, le quart-arrière d’Army Rollie Stichweh fonce en possession du ballon sur le flanc droit et marque un touché. Cette fois est la bonne : Verna a réussi à reculer le ruban magnétoscopique exactement au bon endroit, au début du jeu, en quelques minuscules secondes. Sur son écran, il n’y a pas de statique et c’est bel et bien le match qu’il voit, pas ce qu’il y avait sur le ruban avant (il n’avait pas les moyens de s’offrir des rubans neufs). Il avertit le descripteur de la rencontre, Lindsey Nelson, dans l’écouteur de celui-ci. « On l’a, Lindsey. Vas-y. »
Il s’agit évidemment de la première fois que Nelson, qui compte plusieurs années d’expérience, doit présenter une reprise instantanée. Pendant que le jeu repasse, il n’a pas, à brûle-pourpoint, le réflexe de commenter l’action plus en détail. Il dira plutôt à des téléspectateurs qui doivent bien se demander ce qui se passe et qui sont sidérés de voir deux jeux si similaires se succéder sans qu’il y ait eu de transformation ou de punition : « Ceci n’est pas en direct, mesdames messieurs, Army ne vient pas de marquer de nouveau. »

Ce sera la seule reprise instantanée du match, mais le sport télévisé ne serait plus jamais le même. Par rapport aux spectateurs présents sur place, les téléspectateurs voyaient à l’époque très peu de choses, surtout dans un sport comme le football où l’action est éparpillée à plusieurs endroits sur le terrain. Il viendrait un jour où ce serait le contraire.

Verna avait baptisé son invention simplement « video replay », ce qui était un peu trompeur parce que la reprise vidéo existait déjà ; c’était juste qu’elle était longue à produire. L’ancien joueur devenu commentateur Pat Summerall popularisera le concept sous l’expression plus précise « instant replay ».

Au début, la reprise instantanée se déroulait bien entendu à vitesse normale. Pour éviter que les téléspectateurs ne confondent le présent et le passé récent, on ferait bientôt en sorte que le mot « Replay » apparaisse en surimpression dans le coin de l’écran. Le ralenti, lui, serait développé quelques années plus tard, notamment par le réseau ABC qui en ferait l’une des marques de commerce de son Monday Night Football apparu en 1970.
Tony Verna jouait gros ce 7 décembre 1963. Son patron à CBS, Tex Schramm — qui acquerra la renommée en dirigeant la grande équipe des Cowboys de Dallas et en étant à l’origine de plusieurs innovations, dont le chrono de mise en jeu, les micros pour les arbitres et, il va sans dire, les meneuses de claque court vêtues —, l’avait embauché pour son intelligence et son audace. Son supérieur au moment du match Army-Navy, Bill MacPhail, était au courant de son projet alors considéré comme extravagant et il l’avait prévenu que commettre une erreur dans la retransmission d’une joute d’une telle importance, regardée par des millions de téléspectateurs quelques jours après l’assassinat du président Kennedy, serait impardonnable.

Et de fait, Verna était nerveux. Il ne doutait pas qu’une bourde lui coûterait son emploi, et qu’il aurait bien du mal à en trouver un autre semblable par la suite. « Pour un réalisateur intrépide, a-t-il reconnu longtemps après, mettons que je trépidais beaucoup. »

Un demi-siècle plus tard, la reprise instantanée fait partie non seulement de l’expérience télévisuelle, mais du jeu lui-même. Quand même quelque chose.
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » ven. févr. 06, 2015 6:37

Ah les Shit-Hawks, pas pour rien...

****************

C’est du sport!
La censure
5 février 2015 |Jean Dion | Football

On nous cache des choses, chers amis, et ils diront que c’est pour notre bien, que ce qu’on ne sait pas ne nous fait pas mal et autres stupidités, mais le public a le droit de savoir et ça va faire le niaisage. Il faut dénoncer la coquine, j’ai nommé la maudite censure du diable.

Ça se passait au Super Bowl XLIX pas plus tard que dimanche. Au troisième quart, l’ailier éloigné du Seattle Doug Baldwin a capté une passe pour un touché qui donnait aux Seahawks une avance de 23-14. À la télé, on a vu Baldwin attraper le ballon, puis on est immédiatement passé à une image de Tom Brady la tête basse sur le banc des Patriots (enfin, il n’avait pas la tête sur le banc à proprement parler, mais il était dépité, ça c’est sûr).

On a ensuite entendu l’arbitre imposer une punition de 15 verges aux Seahawks pour un geste contraire au protocole de leur numéro 89. C’est Baldwin, ça. Mais les commentateurs du réseau NBC n’ont jamais expliqué ce qui s’était produit au geste.

On sait que depuis l’incident Janet Jackson-Justin Timberlake dans le spectacle de la mi-temps du Super Bowl en 2004, au cours duquel, le Très-Haut nous en préserve, on avait failli passer proche d’entrapercevoir à la dérobée un sein féminin, il est coutumier que l’on présente l’action avec quelques secondes de délai. Comme ça, s’il y a un scandale, le régisseur peut toujours montrer autre chose. En l’occurrence, Tom Brady dépité.

C’est que Baldwin portait une crotte sur le coeur. La semaine dernière, pendant une séance d’entraînement, il avait harangué le journaliste de Sports Illustrated Peter King, n’ayant apparemment pas apprécié ce que certains scribes avaient écrit à son sujet. Plusieurs critiques des receveurs de passes des Seahawks ont en effet été publiées, surtout quand l’équipe a connu un début de saison plutôt décevant.

Après un jeu, Baldwin s’est rendu directement devant King, posté sur les lignes de côté. King raconte que le joueur était visiblement en colère et qu’il lui a lancé : « Tu écris cette m*** à propos des receveurs médiocres, vrai ? Tu es l’un d’eux ! J’ai lu ta m***! »

King affirme qu’il ne savait pas trop de quoi Baldwin parlait. Mais contrairement à nous qui n’avons rien vu parce que la télé tient à protéger nos petits coeurs sensibles, lui a vu ce qui est arrivé pendant que Tom Brady avait la fale basse. Après son attrapé, Baldwin a fait semblant de baisser son pantalon et de déféquer, le ballon faisant office d’excréments. De la grande classe, en quelque sportive sorte.

Plus tard, Baldwin a dit qu’il ne regrettait nullement son geste. « Non. J’avais seulement du plaisir à être sur le terrain à jouer au football. Il n’y a pas d’explication. Vous jouez au football depuis longtemps, vous allez sur le terrain et vous avez du plaisir. On peut me critiquer pour ça, c’est correct, tout le monde a son opinion, mais sur le coup, j’avais seulement du plaisir. Mes coéquipiers savent cela. » Mercredi, la NFL a collé à Baldwin une amende de 11 000 $.

En 2004, CBS avait été sévèrement critiquée, y compris par la Federal Communications Commission, pour avoir laissé apparaître à l’écran une partie du sein droit de Janet Jackson. Cette fois, paradoxalement, NBC essuie de nombreux reproches pour avoir camouflé la « célébration », qui a de toute manière été captée par un spectateur dans les gradins derrière la zone des buts, mise sur YouTube et a fait le tour du monde quelques milliards de fois depuis. L’incident aurait moins circulé si on l’avait simplement montré. Et si on avait expliqué pourquoi les Seahawks s’étaient vu infliger une punition de 15 verges.

Parmi les blâmes attribués à NBC, on retrouve celui-ci : quoi, il est possible de montrer pendant trois heures et demie un spectacle d’une violence assez considérable, avec des ralentis et des super-ralentis de gars qui se rentrent dedans à plein régime, on voit les corps se déformer sous les impacts, les têtes pas loin de se faire arracher, on en redemande et on glorifie la chose, mais il faut cacher une petite blague pipi caca ?

Dans quel monde vivons-nous ? C’est ce que nous verrons la prochaine fois.
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » ven. avr. 17, 2015 21:06

Sur les Browns:

Source : http://www.ledevoir.com/sports/football/435969/c-est-du-sport-le-mal-d-ecrire

C’est du sport!
Le mal d’écrire
31 mars 2015 |Jean Dion | Football

Les Browns de Cleveland entretiennent la réputation (justifiée) de faire beaucoup de choses tout croche. Jouer au football, par exemple. Choisir des joueurs qualifiés au repêchage universitaire. Déléguer dans l’action un quart-arrière présentant un semblant d’allure.

Or voici maintenant que les Browns montrent qu’ils sont également en difficulté dans le secteur des communications. Lundi, la NFL a annoncé que l’équipe se faisait imposer une amende de 250 000 $US et que son directeur général, Ray Farmer, était suspendu pour quatre matchs pour avoir envoyé des textos à son entraîneur-chef, Mike Pettine, pendant certains matchs, ce qui est rigoureusement interdit. Rigoureusement.

En fait, l’usage de tout appareil électronique, à l’exception du système conventionnel de communication liant les lignes de côté à la passerelle, est prohibé à partir de 90 minutes avant une joute jusqu’à ce que les entrevues d’après-match soient terminées. Cette règle s’applique à tous les membres du personnel d’un club ainsi qu’à leurs représentants — une palette plutôt large, on en conviendra —, et elle touche en partie les journalistes sur la galerie de presse, qui n’ont pas le droit d’émettre des messages sur les Twitters qui pourraient offrir une description trop détaillée du déroulement d’une rencontre. Les réseaux de télévision et les chaînes de radio paient très cher pour avoir ce privilège.

La NFL veut ainsi éviter que le football, un sport sérieux s’il en est, ne tourne au cirque. On a déjà vu Joe Horn, un ailier éloigné des Saints de La Nouvelle-Orléans, atteindre la zone payante ; son coéquipier Michael Lewis s’est rendu au montant des buts, a sorti du coussin le recouvrant un téléphone cellulaire qu’il a remis à Horn, et celui-ci a appelé sa mère pour lui dire qu’il venait de marquer un touché.

L’épisode a d’ailleurs donné lieu à un excellent commentaire de la part de l’entraîneur des Saints à l’époque, Jim Haslett. Quelques semaines plus tôt en cette saison 2003, Horn avait inscrit un autre majeur et il avait fait mine de tirer à la mitraillette sur ses coéquipiers, qui s’étaient écroulés sur la pelouse. Après l’incident du téléphone, Haslett avait déclaré à propos de Horn : « Il apprendra. Il n’a que 32 ans. »

Bien sûr, les gestes illicites de Framer, qui a avoué ses fautes et a dit être prêt à en assumer toute la responsabilité, soulèvent une question d’intérêt : à quoi bon envoyer des textos qui n’ont d’utilité que dans l’immédiat si le destinataire n’est de toute évidence pas branché parce qu’il est interdit de l’être ? Peut-être est-ce qu’à force de traîner dans l’environnement des Browns, on finit par devenir vaguement brindezingue, par s’inventer des histoires et par parler tout seul.

On peut penser que, vu l’essor des technologies et leur foisonnement, le jour n’est pas loin où il sera impossible de réglementer efficacement la pratique de la communication instantanée. Ou peut-être en viendra-t-on simplement à trouver que l’interdiction n’a pas de sens et qu’il faut bien vivre avec son temps, même avec ses détestables habitudes. Quoi, un gars a bien le droit de prendre ses courriels quand il est sur le banc ou quand l’action se déroule à l’autre bout du terrain, non ? On ne sait jamais, ça peut être urgent.

En 1953, le grand Vince Lombardi, alors entraîneur adjoint chez les Giants de New York, innova. Il fit monter un appareil Polaroid sur la galerie de presse afin que soient prises des photos des formations sur le terrain. Les clichés étaient placés dans une chaussette lestée d’une petite roche et descendus par une corde à linge jusqu’à la ligne de touche. À l’époque, certains considéraient qu’il s’agissait d’un comportement déloyal…
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » sam. avr. 25, 2015 4:15

C’est du sport!
L’heure du départ
21 avril 2015 |Jean Dion | Football

Quand apprenez-vous qu’il était vraiment temps que vous partiez ? Lorsqu’on commence à dire très publiquement de très mauvaises choses à votre sujet. Cela est arrivé tout récemment à Jim Harbaugh, qui faisait office jusqu’à la fin de la saison dernière d’entraîneur-chef des 49ers de San Francisco et qui se retrouve maintenant à la barre des Wolverines de l’Université du Michigan. (Là-dessus, une anecdote fort intéressante et qui en dit long sur la place du sport dans notre société postmoderne : des améliorations ont été apportées au College of Veterinary Medicine de l’Université Ohio State, la grande rivale de Michigan. On y a notamment aménagé une aire de marche pour les chiens, dans laquelle ont été placées des répliques de bornes-fontaines aux couleurs des Wolverines. Le genre de truc qui vient vous chercher.)

Donc, Harbaugh est reconnu comme un homme, comment dire, intense. Fougueux, le monsieur, et certains diront un peu trop. C’est le cas d’Alex Boone, un garde des 49ers qui, au cours du week-end, a formulé quelques commentaires à propos de son ancien patron. Et ce n’était pas du genre traditionnel, « on le remercie de ses précieux services et on lui souhaite la meilleure des chances dans sa future carrière, c’est juste que le message ne passait plus, ça arrive à tout le monde, que voulez-vous et puis euh ».

Non, « il fait un bon travail pour vous donner une étincelle, un élan initial, a plutôt dit Boone. Mais après un certain temps, vous voulez seulement lui botter le derrière. Il n’arrête pas de vous pousser et, à un moment donné, vous avez envie de lui dire “Chose, nous avons franchi cette étape. Arrête. Lâche le morceau”. Il est allé trop loin. Il a fait son temps. »

« Je pense qu’il nous a simplement poussés trop loin. Il en voulait trop, il en exigeait trop, il s’attendait à trop. Vous savez, “il faut faire ceci, il faut faire ceci, il faut faire ceci”. Et on se disait que ce gars est peut-être cliniquement dément. Il est fou. Je pense que si vous maintenez toujours la même attitude et vous y campez, les gens vont finir par dire “écoute, ça ne peut pas fonctionner”.»

Au début de la dernière saison de la NFL, alors que des rumeurs circulaient quant à une possible difficulté de cohabitation de Harbaugh et ses joueurs, Boone avait pourtant déclaré que tout allait bien, que les 49ers gagnaient et que « je sais que tout le monde adore Jim Harbaugh ».

L’usure expliquerait donc pourquoi les 49ers ont remporté 13, 11 et 12 victoires et accédé aux éliminatoires à leurs trois premières saisons sous Harbaugh puis chuté à 8-8 en 2014.

Quant au principal intéressé, il a répondu : « Ça doit être vrai, oui, il m’arrive parfois d’aller trop loin. J’avais fait mon temps. Après une certaine période, ils ne peuvent plus vous endurer. » On a bien hâte de voir ce que ça va donner avec les joueurs étudiants de Michigan : avec un peu de chance, ce sera cliniquement dément.

Le quart-arrière Tim Tebow n’a pas joué une seule seconde dans la NFL depuis 2012 — pas parce qu’il était blessé ou malade ou en conflit salarial, non, juste parce qu’il n’est pas assez bon —, mais allez savoir pourquoi, chaque fois qu’il bouge l’ongle du petit orteil, les médias se déchaînent aux États. Or arrêtez maintenant les presses, voici que le jeune homme à la forte religiosité et à la prière fréquente vient d’accepter un contrat d’un an avec les Eagles de Philadelphie.

Arrêter les presses ? Mieux encore : une entreprise de Philadelphie spécialisée dans le pain grillé saupoudré de sel a déjà lancé le bretzel Tim Tebow, en forme de gars recueilli avec un genou au sol et un poing sur le front. C’est du sérieux.

La signature a quand même de quoi surprendre puisque l’entraîneur-chef des Eagles, Chip Kelly, avait déclaré dès 2011 que le style de jeu de Tebow ne correspondait vraiment pas à celui que lui-même préconise.

N’empêche : un joueur qui a un bretzel en son honneur et qui pourrait jouer sous les ordres d’un entraîneur qui s’appelle Chip, je pense qu’on tient là le début d’un concept.
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » dim. avr. 26, 2015 2:30

C’est du sport !
Au bout de la nuit
22 avril 2015 |Jean Dion | Actualités sportives

La dépêche est arrivée sans avertissement préalable sur le fil de presse à 15 h 28 mardi, et d’immenses réminiscences ont immédiatement affleuré, je me suis revu dans mon ancien salon, sur mon vieux divan-lit pas plus confortable qu’il ne le faut, mais bon, j’étais jeune et fou, je venais tout juste de survivre à la crise du verglas avec mention et je passerais avec un courage inébranlable à travers le bogue de l’an 2000. Ils se déroulaient le plus clair du temps en pleine nuit, les Jeux olympiques d’hiver de Nagano 1998, mais qu’à cela ne tienne, il fallait ce qu’il fallait.

La dépêche disait donc : « Ross Rebagliati dit qu’il attend depuis 17 ans le jour où la marijuana sera disponible pour le grand public et il est convaincu que l’enjeu est tellement au goût du jour que la légalisation du pot se retrouvera au coeur des débats lors des prochaines élections fédérales. Le médaillé d’or olympique, qui a depuis lancé sa propre marque de marijuana à des fins médicales, croit que le mouvement pro-pot est en pleine croissance, même si certains obstacles doivent encore être franchis. »

Vous en souvient-il ? Ç’avait été la première grosse histoire à Nagano. Le 8 février, Rebagliati remporte l’épreuve de slalom géant de surf des neiges. Trois jours plus tard, les autorités annoncent qu’on a trouvé des traces de marijuana dans son organisme et on lui retire son titre, qu’on lui redonnera finalement après maintes tergiversations.

À l’époque, Rebagliati s’était défendu en assurant qu’il n’avait pas consommé de marijuana lui-même, mais que le 31 janvier, il s’était rendu à une soirée où d’autres en avaient fumé. Dans la rubrique Hors-Jeux du bon vieux temps, sous le titre subtil « Qui prend mari… », ceci avait donné cela :

« On avait imaginé que le premier à être pris en flagrant délit aux XVIIIes Jeux olympiques d’hiver de Nagano serait un hockeyeur de LNH bourré aux as de Sudafed à cause d’un rhume des foins tenace, une lugeuse chinoise porteuse de substances masquant la soupe au sang de tortue ou, à la limite, un spectateur danois de curling ayant doublé sa prescription de valiums pour résister à la surexcitation d’un match de qualifications. »

« Mais un médaillé d’or du meilleur pays du monde pour y surfer, un gars qui a commis le crime de se rendre à une sauterie organisée en son honneur et d’être dans une pièce où on fumait de la marie-jeanne, et qui, huit jours plus tard (huit jours !), présente toujours quelques naganogrammes de l’herbe du diable dans son pipi ? »

« Si Ross Rebagliati dit vrai, et nous n’avons aucune raison de croire qu’il ment, s’il n’a vraiment procédé qu’à une inhalation de seconde main, on doit conclure que la science médicale a énormément progressé depuis la fin de notre abonnement au New England Journal of Medicine. »

« Mais au fond, que cela change-t-il qu’il ait dit vrai ou non ? On nous a beaucoup raconté, ces heures dernières, qu’il avait déjà à deux reprises, quoique avec des taux inférieurs à la limite autorisée, été “testé positif”, comme disait Baudelaire qui a réalisé de grandes choses dans des circonstances semblables. Et puis après ? S’il fume, s’il a fumé ce 31 janvier, c’était juste con, il aurait dû savoir. Mais nous sommes convaincus pour avoir vu les prouesses qu’exige le slalom géant de planche à neige que s’il y était le moindrement gelé, il mérite non seulement de garder sa médaille d’or mais d’avoir l’argent et le bronze aussi. »

Aujourd’hui, 17 ans plus tard — non mais, qu’est-ce que le temps file —, je pense exactement la même chose : on aurait dû lui remettre le podium au complet s’il avait négocié la pente dans un état second. Un état second qui était aussi celui du sujet observant, rappelons encore une fois que ça se passait pendant la nuit et qu’en plus, les épreuves de ski alpin avaient été longtemps retardées en raison du mauvais temps et qu’ainsi, on était contraint de remplir l’espace télévisuel avec du curling de qualifications.

Lundi, Rebagliati a raconté qu’il cherche présentement à éduquer les gens sur les bienfaits du cannabis. « Maintenant que nous avons des preuves scientifiques à l’appui, il est temps d’aller voir les Canadiens normaux, les gens normaux à travers le monde. De cette manière, ils seront à l’aise avec l’idée que le cannabis est une solution de rechange santé à plusieurs médicaments ainsi qu’à d’autres drogues récréatives, à l’alcool et au tabac. »

La prochaine fois, nous verrons que Marshawn Lynch, le porteur de ballon des Seahawks de Seattle qui s’est rendu mondialement célèbre par ses non-réponses aux questions d’après-match, fait des petits : lundi soir, Dustin Byfuglien, des Jets de Winnipeg, a répété à chacune des interrogations des envoyés de la presse libre que « si nous nous serrons les coudes comme équipe, tout ira bien ». Tiens, fume, c’est du bon.

Vos réactions - 1 commentaire

Pierre Raymond - Abonné
22 avril 2015 10 h 20
Ad mari usque ad mari
Aurait facilement dit le petit renne aux yeux rouges nageant dans les eaux troubles des bassins olympiques. Ou aurait-on mal entendu à travers la broue, Anne-Marie, oùsqu’est Anne-Marie?
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » lun. mai 25, 2015 4:33

Vous lisez, mais vous laissez peu de commentaires :?:

Voilà, désolé pour mon inconstance:

****************

C’est du sport !
Rien compris
13 mai 2015 |Jean Dion | Actualités sportives

Pour certains, le réflexe après s’être fait prendre à commettre des mauvais coups consisterait à aller se cacher très loin et à se laisser oublier. D’autres adoptent une attitude exactement inverse : aucune honte, aucun remords, même que je vais vous accuser de m’avoir accusé et vous faire macérer un peu dans votre jus de calomnie et de mensonges jusqu’à ce que vous criiez pardon mononcle.

Dans la seconde catégorie, on retrouve Barry Bonds. Un joueur complet et extrêmement talentueux, Bonds était promis à une sacrée belle carrière à son arrivée au baseball majeur dans la deuxième moitié des années 1980. Mais il n’a pas choisi son moment, et il est mal tombé : il était à son apogée quand est survenue la grève des joueurs de 1994 qui a causé l’annulation de la Série mondiale et, par la suite, les ligues majeures ont fermé les yeux sur l’utilisation de produits suspects qui permettaient à des frappeurs dopés aux as de multiplier les coups de circuit et d’ainsi regagner la faveur des amateurs.

Résultat, Barry Bonds était le meilleur, mais pour lui chiper les feux de la rampe, il y avait des frappeurs dopés aux as comme Mark McGwire et Sammy Sosa qui se livraient des batailles épiques de longues balles. Qu’a-t-il donc fait ? On ne le saura jamais avec certitude, mais tous les soupçons sont permis. Reste qu’il a terminé sa carrière en tant que roi des circuits avec 762.

Et maintenant que ses démêlés judiciaires liés à l’affaire du laboratoire BALCO sont terminés — il y a quelques jours, il a été exonéré d’accusations d’entrave à la justice —, voici qu’on rapporte que Bonds s’apprête à remettre la galère à flot. De concert avec l’Association des joueurs des ligues majeures, il travaillerait présentement à établir un grief alléguant qu’après l’échéance de son dernier contrat en 2007, les propriétaires d’équipe se sont délibérément entendus pour ne pas l’embaucher même s’il avait fait part de son intention de jouer au salaire minimum. De la grosse collusion, en quelque sorte.

Évidemment, prouver cela n’est pas une mince tâche, mais selon des sources, l’usage de stéroïdes donne beaucoup de front, dans tous les sens du terme. Et amène de toute évidence à ne pas comprendre certaines choses.

Ainsi, alors qu’Alex Rodriguez, un autre adepte de la gonflette, approchait récemment de la marque de 660 circuits en carrière de Willie Mays (qui s’adonne à être le parrain de Bonds), Bonds avait ceci à dire : « Mon parrain représente tout pour moi. Je l’adore. Mais quand Alex atteindra 660, je serai heureux pour lui. Willie sera heureux pour lui. Tout le monde devrait être heureux pour lui. »

« Toutes les fois que quelqu’un réalise un accomplissement, le baseball devrait célébrer, peu importe de quoi ou de qui il s’agit. Le baseball profite du travail de cette personne, il devrait donc la célébrer. Pourquoi tant de haine ? Pourquoi détester quelqu’un que vous payez pour voir jouer ? Je ne comprends pas. Il nous divertit. Ce gars-là n’est pas candidat à la présidence des États-Unis. Nous ne sommes que des joueurs de baseball. »


Voilà. C’est notre faute.
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Vos réactions - 2 commentaires

Sylvain Mélançon
Sylvain Mélançon - Abonné
13 mai 2015 05 h 51
Que des joueurs de baseball ...
Voilà. C'est notre faute. Le mot de la fin est juste. Tu as la gloire, les millions, ça vient un peu avec de se faire critiquer, non ?

Toutefois, la comparaison avec les politiciens marque un bon point. Comment se fait-il que nos élus ne sont pas testés pour utilisation de substances illicites ? Ils prennent des décisions qui nous affectent tous. Ce sont aussi des personnes très compétitives habituellement. L'utilisation de ces substances ne donne-t-elle pas un "avantage déloyal" ? Et les gestionnaires de fonds de placement ou de nos fonds de pension ? Leurs décisions nous affectent tous. C'est aussi un domaine extrêmement compétitif. Et les artistes ? Ne sont-ils pas aussi des modèles pour les jeunes ? Pourquoi seulement les athlètes ? Il me semble que cette question n'est pas farfelue.
Yves Rousseau
Yves Rousseau - Abonné
13 mai 2015 22 h 20
Le «monde veulent» des records
Pour le pire et le meilleur, c'est dans la nature humaine de vouloir dépasser ce qui a été fait, de faire tout ce qui est possible techniquement. Que ce soit la bombe atomique, le clonage ou le dopage.

Les argument «moraux» ne sont que de la roupie de sansonnet à côté des intérêts économiques.

Une médaille d'or vaut des millions pour l'athlète et encore plus pour le commanditaire.

Les médias adorent les records, il suffit de voir ou d'entendre les bulletins de météo et l'animatrice de demander en salivant : «est-ce un record?» de pluie, de soleil, de neige, de froid ou de chaleur.

Forcément les gens embarquent.

Les sportifs de haut niveau qui se disent «clean» mênent déjà des vies de fou pour se maintenir compétitifs. Leur espérance de vie est déjà inférieure à la moyenne.

Un sondage à grande échelle a déjà révéle que près de 80% des athlètes de haut niveau prendraient une substance qui leur garantirait la victoire même si la dite substance les ferait mourir très jeunes.

Au lieu de tests bidon, pourquoi ne pas permettre le dopage au même titre que d'autres méthodes d'entrainement?

Décerner des médailles aux «meilleurs» médecins sportifs?
Admettre des chimistes au temple de la renommée?
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar rookie » lun. mai 25, 2015 12:59

Je n'avais jamais vraiment lu ces articles. Là j'ai fait "l'effort" de les lire, et je dois avouer que maintenant j'attends avec impatience les suivants, c'est bien écrit et intéressant. J'ai appris beaucoup de choses. Merci ViKinG_42

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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar Nathy » lun. mai 25, 2015 15:16

Moi je lis de temps en temps ;)
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar ViKinG_42 » lun. mai 25, 2015 17:58

Ce que trouve "bizarre", c' est que le topic en est un qui est très lu, mais qu''il a très peu d'interactions et même de réactions...
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Re: Jean Dion - Le Devoir

Messagepar PacoNYJ » sam. mai 30, 2015 23:44

merci pour ces articles :)


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